C'est un doux chant apaisant, qui repose les oreilles
Une déchirure dans une ligne monodique
Ces fous sons résonnent comme des merveilles
Je m'allonge sur des plumes d'or quand je l'entends
Et entre les points d'orgues je respire et j'attends
La prochaine note, le prochain refrain qui aura
Plus de goût, plus de saveur et plus d'aura
Mes yeux se ferment et soudainement le noir
Mutile mes sens et traque les segments d'espoir
Mais n'allez pas croire pour autan qu'il réussit
Car le noir déprave les yeux mais jamais l'ouie
Et les quatre sens endormis le son s'amplifie
Et avec lui le charme de cette pure symphonie
Qui sonde mes tempes et perfore ma tristesse
Et si je ne pleure pas de joie c'est de justesse
Que je verse une larme heureuse sur sa poitrine
Qui abrite la source de mon bonheur
Car il faut dire que cette pieuse ondine
N'est autre que le battement de son c½ur
Sûrement Imaginé à perpétuité
Pourtant Jamais entendu en réalité
Sourdement maculé d'envie
Ce désir songeur en moi vit
J'entend je m'étend et haletant je l'attends
Je l'attendrai, la tendre note, je fondrais
Au portes de ces veines et je descendrai
Les muses malsaines, mortes et cendrées
Je me soumet, je m'incline mais
Je demande, je prétends à un souhait
Ni me haïr, ni de m'aimer ce n'est
Juste que me laisser écouter tes versés
Du jardin clos ardent de fleurs
Qui pour clore tu nomme un c½ur.
Dawn VALENTINE.
